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A little story.

[ Pour les plus courageux ]






I All stories have a begin.





Il était une fois six personnes. Lui, elle, eux, nous, moi, ils. Six amis. Ca a commencé d'une façon trop banale, pendant des vacances, dans un camping ordinaire. On s'est connu un jour de beau soleil, qui annonçait certainement la couleur sur notre devenir, le soleil a brillé toute la journée, d'un éclat puissant, mais au crépuscule, un intolérable orage a éclaté... Mais il n'effaça pas ce si beau jour des esprits ! C'était un Mardi, il fut magique, tout de suite on a senti qu'on avait beaucoup de choses à vivre, on se parlait sans cesse, les paroles allaient et venaient à vive allure. On était à six assis à l'orée d'une forêt qui était tout prêt de notre camping. En nous on était tous unique, c'est ce qui faisait notre force. Chaque personnalité était totalement différente des autres, on s'entendait à merveille. On se voyait tous les jours. Sans exception. L'amitié grandissait chaque jour, pour atteindre un point où elle était si forte qu'elle pouvait résister à tout. Absolument tout. On avait réussi ce tour de force, on avait réussi à forger la plus scintillante des amitiés en à peine trois semaines. Ca s'est toujours limité à de l'amitié malgré les apparences. Toujours. Malgré les câlins des unes et des autres. Malgré que nous étions si proche les uns des autres.

Tout ça s'est déroulé dans une région ensoleillée, mais perdue au milieu de nul part, au bord des montagnes. Mais les paysages étaient tout de même magnifiques, des vallées vertes, encore intactes aux ravages causés par l'homme. Des étendues d'eau encore claires, non souillées par le pétrole et l'essence. Des oiseaux volaient et chantaient symbolisant la pureté de cette nature verdoyante. Comme cadre, on ne pouvait pas rêver mieux. Mais, les vacances ne sont pas éternelles, et le jour du départ de chacun de nous approcha. Ce jour fatal ou nous allions repartir chacun dans notre coin de la France, ou l'oubli finirait par ronger cette amitié, c'est ça qui nous faisait le plus peur : l'oubli. L'effacement des mémoires, les bons moments qui laissent place à la lassitude, les rires qui laissent place à un sourire forcé....

On ne voulait pas juste se parler grâce à Internet deux fois par semaine, ou se voir une fois par an, non, ce n'est pas ça l'amitié ! On a voulu rester ensemble, s'offrir des heures de plaisir à n'importe quel prix. Rester proche, s'aimer, ensemble, peu importe ce que les autre pensent de ce que l'on fait, le regard des autres n'a aucune importance. Deux jours avant ce jour fatal, où on allait se séparer à jamais ce qui était impensable pour nous, on s'est réuni, on a parlé, et on s'est tous mis d'accord sur une chose : on devait rester ensemble pour la vie, à n'importe quel prix. On était prêt à abandonner notre famille, nos autres amis, ils avaient peu d'importance, ils n'avaient jamais réussi a nous donner un dixième du bonheur que l'on ressent quand on est tous ensemble.

Alors on a volé, on s'est préparé, on a fugué. On a pris le plus d'argent possible, on s'est rejoint près d'une fontaine à l'écart du camping, à l'écart de toutes les oreilles insomniaques. C'était sur les coups de deux heures du matin. Je me souviens du moindre détail, du moindre pli sur chaque vêtement, de la moindre parole. La Lune était pleine, il faisait clair, le ciel était dégagé on avait pas besoin de lampe torche. On était certain de vouloir le faire, aucune hésitation ne paraissait. On a marché pendant près de deux heures, on a marché le long de routes ou les phares des voitures nous illuminaient le chemin de temps en temps, on a traversé des endroits avec du sable à perte de vue, pour finalement arriver à une grotte creusée dans la roche par les ravages du temps, on s'est installé ici. Le chemin pour y arriver était assez tordu, je me demande encore comment on avait fait pour atterrir ici ! Il y avait une falaise à une dizaine de mètres de là, c'était très profond, plusieurs centaines de mètres, heureusement personne n'était somnambule ! On s'est reposé là, dans nos sacs de couchage à même le sol. Le lendemain matin on a fouillé les environs, on s'est rendu compte que nous n'étions qu'a quinze minutes à pied d'une ville ou il y avait des magasins. Mais malgré cette proximité, notre repère était bien trop caché pour que le moindre humain n'ait posé un pied ici !





II Calm befOre the stOrm.





La suite ? Le suite fut tout simplement des instants de bonheur, qu'on a croqué à pleines dents, des heures de pur extase entre amis ! On se foutait pas mal du reste de la planète, on vivait, on riait, on parlait, même si le monde ne tournait pas rond, tant pis, on était dans notre "coquille" emplie d'amitié ! Pour se nourrir, on allait à tour de rôle au magasin de la ville, toujours deux par deux. Au cas où, on faisait bien attention de ne pas se faire trop voir, on mettait toujours nos lunettes de soleil, même par mauvais temps ! Et aussi une casquette pour nous dissimuler. De parfaits petits espions incognitos ! On achetait aussi le journal, pour savoir si on nous recherchait activement, dans la rubrique "disparition", on était tout le temps en haut de la page, "Disparition mystérieuse de six enfants", la thèse de la fugue a été adopté par les enquéteurs, parce que un enlèvement de six enfant ! Surtout que ce sont des adolescents ! Et ce qui nous rassurait, c'est que on pouvait voir le secteur où on nous recherchait, et nous n'étions même pas dans cette zone ! Ils n'étaient pas près de nous retrouver ! En cette fin de mois d'aôut, le temps était toujours très chaud et très ensoleillé. On comptait les jours, cela faisait dix-sept jours que nous avions fugué quand l'argent commença à manquer. Nous étions bien trop malin pour nous laisser décourager par ce manque d'argent ! Un marché avait lieu deux fois par semaine dans cette ville, une masse noire de monde emplissait les rues, et voler de la nourriture sur les étalges était à ce moment là tellement facile qu'un bébe de deux ans pouvait sans aucunce difficulté le faire ! Nous étions devenus des voleurs, oui, mais des voleurs par intêret ! Voler ou crever de faim ? On a pas vraiment le choix ! Le vingtième jour, certainement à cause de tout ce beau temps, un orage a éclaté, accompagné par des rafales de vent très puissantes ! On se serrait les uns aux autres tellement on avait peur. On était toujours solidaires, même si on avait tous plus peur les uns que les autres, on se rassurait, c'est ça l'amitié, la vraie. Tellement la pluie était battante, on ne voyait pas à un mètre. Les éclairs fondait sur sur le sol trempé. La foudre toucha même une forêt qui était sur le flanc d'une montagne que l'on voyait au loin, un incendie se déclencha ! Mais la pluie était si virulante qu'elle eu tôt de le matter ! Cette nuit là on eut très peur ! Les éclairs illuminaient cette soirée. Le lendemain matin, toutes nos affaires étaient couvertes de boue, des arbres ont été abattu par les rafales de vent et il y en avait même un qui était tombé non loin de notre "camp". Mais tout le monde allait bien c'était le principal. On a passé la matinée à nettoyer toutes nos affaires. Mais heuresement, "après la pluie le beau temps", tout a séché très vite ! Une fois ce mini-drame passé, on continua à vivoter comme avant. Un peu de vol par ci, un peu de rire par là et toujours énormément d'amitié. Les éclats de rire des uns étaient toujours aussi fréquents, les sourires des autres aussi ! Aucune dispute, aucun accrochage n'eu lieu entre nous, jamais ! Puis ce jour arriva. Un jour comme les autres en apparence. Le soleil était au zénith, les douzes coups de midi venait de sonner. Ils revenaient du marché à toute allure, ils courraient à en perdre haleine. On les regardait tous fixement, en se demandant ce qu'il se passait. Les expressions de leurs visages n'étaient pas très rassurantes non plus. Uns fois arrivé à notre hauteur, ils s'arrétêrent. Ils soufflèrent pendant quelques secondes, le plus âgés pris enfin la parole, il avait une voix très essouflée et paniquée :

-" On... on s'est fait repérer... L'un d'entre... nous s'est fait suivre... Je ne sais pas co... comment c'est possible, les flics vont arriver d'une minute à l'autre... On était sur un banc, et on a entendu le comissaire parler à ses subordonnés, ils étaient dehors en patrouille... Quelqu'un est venu les renseigner sur six jeunes qui campaient illégalement dans la montagne, ce sont les termes qu'il a utilisé. Le commisaire a apparamment tout de suite fait le rapprochement avec les six jeunes fugueurs... Ils savent où on est. Ils vont arriver d'ici quelques minutes et s'ils nous retrouvent, ce qui va certainement se passer, on sera séparé de force à jamais..."





III Saut de l'ange, saut de la mOrt.





Ces mots ont fait le même effet qu'une lame qui s'enfonça loin dans nos coeurs. Une choc psychologique si intense qu'il nous fallut au moins trente secondes pour que nous tentions de prononcer quelque chose ! Pendant ce laps de temps on avait le regard vide, le corps inerte. Les premiers mots que l'on prononça étaient des bégayages incompréhensibles. Comme un bébé qui cherche à parler pour la première fois, qui cherche à tatôn ses mots. Nos regards affolés se croisèrent, dans chacun des nos esprits les pensées fusaient. "-C'est...c'est vrai ?!" Dit enfin l'un d'entre nous. "-Si c'est une blague alors c'est qu'on a perdu notre humour !" Répondit sur un ton ironique celui qui venait de nous annoncer la terrible nouvelle... Oui c'était vrai, nous étions tous paniqué, sur les nerfs. Certains craquaient et fondaient en larmes ! La chaos était total. Entre les hurlement de certains et les larmes des autres... L'un d'entre nous prit alors la parole, d'une voix nouée :"-Si ils viennent, ils nous raméneront dans notre famille, et on ne se verra plus jamais... Ce sera la fin, le fin de nos rêves d'enfants, brisés par l'incompréhension des adultes. Non, non ! Cest impossible ! C'est impensable ! " Malgrès notre détermination à vouloir rester ensemble, il fallait bien regarder a réalité en face. Nous ne pouvions pas nous enfuir. Il nous restait à peine une dizaine de minutes. C'était vraiment la fin de Nous. Nous ensemble, nous qui nous étions promis pour la vie, malgrès Nous, on ne pourra pas tenir notre promesse... Ou il fallait trouver un alternative,après de longues minutes de désorde, Il la trouva. Le plus âgé, il avait seize ans. Il était resté calme depuis l'affreuse nouvelle, il n'avais pas froncé un seul sourcil, pas pronnoncé un mot, il réflechissait. C'était le plus mûr de nous tous. Il se leva, tout le monde le fixait en silence. Il s'approcha de la falaise. Il était au bord, les mains le long du corps. La tête baissé. Au bout de quelques instants il prononça d'un voix tremblante de peur : "-C'est... c'est l'unique solution, la seule façon d'être ensemble éternellement. J'en ai bien peur." Toutes le voix se turent, un silence lourd prenait place, même les oiseaux ne chantaient plus. Comme pour accompagner ce vide le vent venait de se lever. Personne ne lui demanda ce qu'il entendait par "c'est l'unique solution", tout le monde avait compris, les regards se baissèrent, le silence s'accentua... Un premier le rejoigna, se pencha au dessus, et s'aligna avec lui. "-Je te suivrai partout.". Après qu'Il l'ai rejoint, elle s'avança également, elle aussi et encore elle. Moi, je ne m'avançait pas, je restai en retrait. J'vais peur certainement. Non je n'ai pas peur, mais je doit faire quelque chose avant. Ils se retournèrent vers moi, tous en se demandat ce que je faisait. Je pris alors la parole : "-Je veux écrire notre histoire, je veux que tout le monde soit au courant, que tout le monde sache l'amitié qui nous a lié tous les six. Je veux, je reviendrai, je vous rejoindrai en temps voulu, faite moi confiance. S'il vous plaît, je ne vous trahis pas, je reviendrai." Ils ne proncèrent pas un mot. Pas un. Ils s'avancèrent vers moi, j'étais debout, ils me serrèrent l'un après l'autre dans leurs bras, sans prononcer un mot. Certainement qu'ils n'en avait pas la force, ou simplement qu'ils ne savaient pas quoi dire. Je savourai ces derniers instants avec eux, avant de les rejoindre dans l'éternité de la mort. Des larmes d'une rare pureté se mirent à couler sur mes joues. Eux aussi avaient du mal à cacher leur tristesse. Ils s'avancèrent au bord de la falaise, ils comptaient tout haut. Ils ne s'étaient même pas dit mutuellement au revoir, comme si ils étaient persuadés qu'il y ai une autre vie après la mort. J'y croyais aussi.


"- Un..." ("-Alors c'est vraiment la fin ?" )


"-Deux..." ("-C'est...bizarre...")


"-Trois..." ("-...à bientôt...")


[...]





IV A jamais.





Je l'ai écris, j'ai fait ce que je vous avez promis, je ne vous ai pas menti, vous pouvez avoir confiance. Bientôt je vous rejoindrai, on sera tous ensemble pour l'éternité, ce sera génial ! Toujours, on vivra notre passion avec plaisir. Notre amitié n'a peut être pas marqué l'histoire, mais elle nous a marqué, marqué à vie, une trace ancrée en nous, indisociable de notre esprit. Des sourire gravés à jamais dans notre mémoire. Un rire inscrit dans nos souvenirs. Du bonheur à l'état pur. L'amitié. La vraie. La notre nous a tant fais rêver. Je n'aurai jamais pu oublier.


Des milliers d'histoire pour la raconter. Toutes nous font rêver, on a chacun nos propres histoires, vivez la, vivez les.
A little story.

# Posté le mercredi 28 février 2007 11:33

Modifié le mercredi 28 février 2007 12:11

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